Septembre 2024 – Août : la routine, après tout
03/09/2024
En août, tout le monde est à la plage. En se disant que, puisqu'il n'y a plus grand monde sur les marchés, un accident n'est jamais exclu. Ce qui n'a pas manqué d'arriver cette année avec un coup de tabac sérieux le 5 du mois à la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei 225 perdant sans crier gare -12,4% dans la journée sur sa clôture de la veille, ce qui est un peu beaucoup.
Ceci pour des considérations très financières toutefois : la Banque Centrale japonaise, la BoJ pour ne pas la nommer, remontant d’une façon plus tranchée, et donc moins japonaise que d’habitude, son taux d’intervention, ce qui a déclenché une remontée brutale du yen contre le dollar, et provoqué surtout une petite panique chez les spéculateurs. Lesquels empruntaient du yen pas cher pour acheter des actions dans des opérations dites de « carry trade » bien tranquilles a priori, ce qui, d’un seul coup, n’était plus le cas.
Ceci étant, ce petit flash crash ne s’est finalement répercuté que modérément sur les Bourses occidentales qui ouvrent plus tard dans la journée, avec un Cac 40 à -1,4% ce jour-là, et un peu plus de perturbation à Wall Street, soit un Dow Jones à -2,6% et un Nasdaq à -3,4%, ce qui est à tout prendre la moindre des choses pour des marchés traditionnellement très dynamiques. Et, si les fameux indicateurs de volatilité : VIX, V2X etc… ont explosé de façon spectaculaire à cette occasion, tout est bien vite rentré dans l’ordre en fait, le Nikkei récupérant en bonne partie sa dégringolade dès le lendemain avec une séance à +10,2%.
Bref : on est retombé dans cette routine estivale où l’on se fait un peu peur pour profiter encore mieux des vacances, et nos grands indices européens et américains ont fini par bien rattraper leurs mauvais débuts et gratter quelques points sur le mois, un peu aidés aussi par des banquiers centraux devenus plus avenants (cf plus bas), et dans les volumes de transaction anémiques consubstantiels à cette période de farniente. Soit en tout un mois d’août à +1,3% pour notre Cac 40 parisien… et en outre-Atlantique, à +1,8% pour le Dow Jones (qui est quand même allé taper un plus haut des plus hauts historiques).
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