Février 2026 – Changement de décor
05/03/2026
Même si l'environnement international a changé brutalement le samedi 28 février au matin, et même si on pouvait s'attendre un peu à cette attaque grand style dirigée contre l'Iran, le mois de février boursier clos juste la veille reste nonobstant cela très intéressant à bien des égards.
« Même si l’environnement international a changé brutalement le samedi 28 février au matin, et même si on pouvait s’attendre un peu à cette attaque grand style dirigée contre l’Iran, le mois de février boursier clos juste la veille reste nonobstant cela très intéressant à bien des égards.
D’abord parce que, une fois n’est pas coutume, les indices de marché européens ont laissé Wall Street sur place, avec un Cac 40 quasi météorique, soit +5,6% sur le mois, un Dax allemand à +3% et un indice large Stoxx 600 à +3,7%, loin devant un Dow Jones à +0,2% et un S&P 500 à -0,9%, sans parler d’un Nasdaq technologique un peu catastrophique à -3,4%. Ensuite parce qu’à y regarder de plus près, les participants à la hausse du Cac 40 sont avant tout les valeurs liées plus ou moins à l’électricité : les équipements, avec Schneider Electric et Legrand, l’installation, avec Vinci, Eiffage et Bouygues, et la génération avec Engie et TotalEnergies. Toutes ces valeurs ont bien progressé, et notre indice phare tout autant, qui se passe donc très bien des stars récentes : les banques et les valeurs de Défense, et des stars de bien avant encore comme nos belles et chères valeurs du Luxe.
Ce qui est très rassurant quelque part sur la richesse de la cote parisienne (cocorico!), et montre éventuellement que le marché voit bien le côté pratique de la révolution en marche de l’Intelligence Artificielle, puisque celle-ci consomme énormément d’énergie pour bien fonctionner comme chacun sait. Et ce même si ledit marché a été apeuré aussi ce mois-ci par l’idée d’une « Apocalypse AI », soit le quasi anéantissement inévitable (selon les bonnes âmes qui peuvent prévoir l’avenir avec certitude, et Dieu sait s’il y en a) de nombre de métiers de prestations intellectuelles, comme la publicité, le logiciel et les services informatiques : de fait, des titres comme Publicis, Dassault Systèmes et Capgemini n’ont pas été à la fête en février, on peut le dire. Mais qui vivra verra.»
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